Josselin JACON est un jeune homme de 22 ans, actuellement en apprentissage BTS EUROPLASTIC du Cirfap (CFA de la Plasturgie), au Lycée Professionnel Germaine Tillion de Thiers. Il est apprenti dans une entreprise spécialisée dans la fabrication de câbles haute technologie (résistants au feu, câble immergé, de traction, nucléaire, thermique, robotique, transmission de données…) en Haute-Loire.

Josselin a obtenu son Bac électrotechnique en 2012, mais sans expérience en entreprise il ne parvenait pas à trouver un emploi. En intérim, sans missions liées à son bac, il cherchait une formation qualifiante sur un marché porteur d’emplois. C’est ainsi que grâce à la Mission Locale de Saint Etienne il a découvert la plasturgie, et son BTS en apprentissage.

Un mois après avoir découvert cette formation, il avait passé les tests et décrochait son contrat d’apprentissage après seulement son premier entretien en entreprise, organisé par le Cirfap. Une fois le contrat d’apprentissage signé l’alternance est de deux semaines en entreprises en Haute-Loire/deux semaines au Lycée à Thiers (en internat).

« Mon intégration s’est très bien passée, grâce à mon tuteur qui lui a un diplôme d’ingénieur. J’ai été à l’aise tout de suite mais je ne suis pas encore autonome, il y a toujours quelque chose à apprendre et j’ai de plus en plus de responsabilités. »

Josselin fait 35 heures par semaine : « tant que je suis présent tous les jours et que je fais bien mes 35 heures par semaine, je suis libre de mes horaires quotidiens, dans le respect d’une certaine amplitude horaire ».

Il travaille actuellement sur la fabrication de prototypes de câbles haute technologie destinés à l’aéronautique. « Quand je maîtriserai bien le prototypage, je passerai à la prod [production], mais ça ne s’improvise pas »

Comme tous les apprentis en BTS Plasturgie il devra monter un Projet Industriel dans sa 2ème année, l’entreprise pense lui confier la création et la mise en place des modes opératoires de la machine très spécifique sur laquelle il travaille : choix des matériaux, réglages, process, tout sera de sa responsabilité. Il aura aussi la possibilité de partir 8 semaines en stage européen dans une filiale, ou chez un fournisseur de son entreprise, si celle-ci donne son accord, même si son tuteur lui a déjà dit qu’il soutiendrait sa demande.

Ce qu’il aime dans ce qu’il fait : le côté technique, utile et concret. Et durant les cours ce qu’il apprécie c’est la physique/chimie organique, qui est importante « mais pas compliquée », et les cours techniques : 9 heures d’atelier par semaine.

« L’apprentissage c’est vraiment bien parce que grâce à mon temps passé à la recherche d’un emploi, je me rends compte qu’il faut déjà de l’expérience pour entrer dans le monde du travail, et en plus ça permet de payer ses frais. » Même s’il habite encore chez ses parents il peut s’adonner à ses loisirs tout en mettant un peu d’argent de côté pour ses projets d’avenir.

Après le BTS, Josselin ne sait pas encore ce qu’il fera, ça dépendra beaucoup de ce que lui proposera l’entreprise comme job : « si le boulot qu’on me propose est intéressant je resterai, sinon j’aimerais éventuellement faire une Licence Pro Plasturgie en apprentissage. » Dans l’avenir, il se verrait bien dans un Bureau d’Etudes, mais il ne veut pas trop penser à ça tant qu’il n’a pas réussi ses examens l’année prochaine.

La plasturgie est un secteur d’avenir, en pénurie de gens qualifiés sur des métiers qui ne s’improvisent pas. L’apprentissage est la meilleure porte d’entrée pour intégrer ces entreprises. La classe de BTS EUROPLASTIC de Thiers, la seule dans toute l’Auvergne, peut accueillir 10 apprentis, et Josselin et ses camarades ne sont que 5 ! Il y a encore des entreprises qui cherchent des apprentis actuellement et qui en sont dépourvues, quel paradoxe !